Japon Pratique

OutdoorGo ! #5 Décembre-Janvier-Février 2018

Climat

Le Japon est un archipel, il offre donc un climat assez imprévisible et très disparate. On y trouvera généralement en juin une saison des pluies (sauf à Hokkaido, très au Nord). Dans le Sud, en particulier sur l’île de Kyushu, on enregistre de très fortes chaleurs en juillet et août avec une humidité proche de 100 %. De juillet à octobre, attention aux typhons (deux à trois épisodes vraiment marqués chaque année). Dans ce cas, se tenir informé de la météo et attendre que ça passe.

Niveau

David a parcouru 65 à 75 kilomètres par jour. Rien d’insurmontable. Mais un entraînement de fond est quand même préférable. Il peut y avoir beaucoup de vent, ce qui peut gêner fortement la progression.

Matériel

David chevauche un Surly Long Haul (baptisé l’Indomptable ou JyaJyaUma en version locale), un classique du voyage à vélo, très confortable. Son vélo a également été équipé de poignées ergonomiques et d’une selle SMP, également étudiées pour diminuer la fatigue. Côté bagage, des sacoches Ostrich à l’arrière et Ortlieb à l’avant : de quoi emmener environ 35 à 40 kilos d’équipements.

Carte

Durant son voyage, David a utilisé les cartes Touring Maple qui existent en différentes tailles et échelles. « J’ai opté pour la plus petite et légère version, par région, au total sept volumes pour couvrir tout le Japon. Ces guides, uniquement disponibles en langue japonaise, indiquent toutefois clairement à base de symboles le type de route, les terrains de camping, les auberges de jeunesse, les commerces, les sources chaudes, les points de vue et les attractions ».

Langue

La langue constitue bien entendu une difficulté réelle lorsqu’on voyage au Japon, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. Et si, dans les grandes villes, les noms sur les panneaux peuvent être écrits en romaji (transcription en alphabet romain du japonais phonétique), dans les campagnes, on peut se retrouver devant des panneaux indicateurs en kanji, c’est-à-dire en idéogrammes (le japonais en compte entre 6 000 et 10 000), assez difficiles à distinguer les uns des autres pour qui ne leur est pas familier. L’idéal, comme l’a fait David Andrieu, est de pouvoir se familiariser de manière approfondie avec la langue en amont de son séjour. Si ce n’est pas possible, tout support à une communication par geste peut être utile : cartes géographiques, guide de conversation… Autre indication : on trouve de nombreuses applications ou sites web permettant de convertir les kanjis en transcription romaji ou vice-versa.

Lexique

  • Onsen 温泉 Ces bains thermaux dont l’eau est issue de sources géothermiques, ont également une fonction sociale : on y vient pour s’y détendre et discuter. On s’y baigne en commun, entièrement nu, chaque sexe ayant son espace réservé. On parle parfois de « sociabilisation nue » ou hadaka no tsukiai. « Il est particulièrement agréable et relaxant de s’y retrouver après une journée de vélo », selon David.
  • Michi no Eki 道の駅 « L’équivalent japonais de nos aires de repos d’autoroute, mais en infiniment plus intéressant et raffiné », nous indique David. On y trouve généralement une source d’eau potable, des toilettes (très) propres, et on peut y découvrir des spécialités culinaires locales. Ce sont également des endroits propices aux rencontres et échanges de bons conseils avec les autres. Parfois même un endroit où improviser un bivouac pour la nuit. « Certaines stations laissent d’ailleurs à cette intention les toilettes ouvertes toute la nuit et parfois même une salle à disposition des voyageurs pour y rester au chaud ou au sec ! »
  • Izakaya 居酒屋 Au nombre de 20 000 au Japon, ces petites échoppes que l’on trouve au coin des rues sont des lieux stratégiques où trouver des informations sur les bons plans du quartier.
  • Minshyuku 民宿 L’équivalent de nos chambres d’hôtes. Les tarifs peuvent y être intéressants. Elles sont toutefois assez difficiles à trouver, les noms étant généralement indiqués en kanjis. Atmosphère authentique garantie.
  • Ryokan 旅館 Il s’agit des auberges traditionnelles. Le top en matière de confort et de gastronomie mais généralement hors budget pour le cyclotouriste moyen. À réserver à la suite d’une grosse étape.
  • Raidā hausu (Rider house) – ライダーハウス) également assez difficiles à trouver, hormis les plus connues. Les rider houses sont une autre solution économique et conviviale pour l’hébergement au Japon. On y rencontre de nombreux voyageurs japonais, essentiellement des motards.

 

David Andrieu a fait le tour du Japon en 2015 et a témoigné de son expérience auprès d’OutdoorGo !

Durant son périple, il a posté une photo par jour sur ce site.